Pourquoi et comment faire du repérage ?

Pourquoi et comment faire du repérage ?

 

La plus grosse erreur est de partir faire une balade n’importe où (cela peut fonctionner mais c’est rare) et de se dire « Je vais bien tomber sur un spot intéressant ».

Vous risquez de souvent revenir Brocouille comme on dit dans le bouchonnois

FlickR est ton amis

Quoi tu ne connais pas FlickR !!!

Flickr, de l’anglais to flick through, feuilleter, est un site web de partage de photographies et de vidéos gratuit, avec certaines fonctionnalités payantes.

En plus d’être un site web populaire auprès des utilisateurs pour partager leurs photos personnelles, il est aussi souvent utilisé par des photographes professionnels.

En août 2011, le site a franchi la barre des six milliards de photos hébergées.

En février 2017, le site héberge approximativement treize milliards de photos pour cent-vingt deux millions de membres et deux millions de groupes.

 

FonctionnalitésIl est possible de saisir les tags, titre et descriptif de chaque image et de voir la page finale mise à jour immédiatement, sans avoir besoin de recharger quoi que ce soit.

Les éventuelles métadonnées IPTC et EXIF (y compris les coordonnées géographiques de prises de vue) sont reconnues et importées automatiquement.

Il est aussi possible de géotagger (ou géolocaliser) les photos ; les membres placent alors les photos sur un planisphère. Il existe une carte mondiale avec toutes les photos géolocalisées publiques.

Une autre solution consiste à faire une recherche par ville ou pays pour consulter l’une des 100 000 fiches (ou lieux) mises à disposition des internautes.

Je vous fais une démonstration dans la vidéo ci-dessous

 

 

 

Google maps est lui aussi votre amis

 

 

Beaucoup de personnes ajoutent leurs photos sur google maps.
Les photos sont de moins bonne qualité (artistiquement) mais il y a quand même des choses intéressantes.

Check-List matériel avant une sortie

Check-List matériel avant une sortie

 

Pourquoi une Check-list ?

 

Il n’y a rien de plus frustrant que d’oublier  :

  • Son trépied
  • Ses objectifs
  • Sa carte mémoire
  • De charger ses batteries
  • De vider sa carte mémoire
  • ..

 

Je vous ai préparé LA Check-List que vous devez suivre.

  • VIDER votre sac photo
  • CHARGER vos batteries d’appareil photo
  • CHARGER vos batteries d’accessoire (télécommande etc…)
  • CHARGER son téléphone portable
  • NETTOYER votre trépied ou monopode
  • NETTOYER votre rotule
  • NETTOYER votre boitier
  • NETTOYER vos objectifs
  • NETTOYER vos filtres
  • MONTER vos filtres circulaires sur vos objectifs
  • METTRE les objectifs dans votre sac
  • METTRE votre porte filtres dans votre sac
  • METTRE vos filtres type porte filtre dans votre sac
  • VIDER vos cartes mémoires
  • MONTER une carte mémoire dans votre appareil photo
  • RANGER les autres cartes mémoires dans votre sac
  • MONTER les batteries dans votre appareil photo ou grip
  • MONTER les batteries dans vos accessoires (télécommande etc..)
  • ALLUMER l’appareil photo et faire un test de déclenchement
  • VÉRIFIER l’état de votre capteur
  • METTRE l’appareil photo dans votre sac
  • METTRE un stylo de nettoyage pour objectif dans votre sac
  • METTRE votre téléphone portable dans votre sac
  • METTRE vos accessoires dans votre sac (télécommande etc..)
  • MONTER votre rotule  sur votre trépied ou monopode
  • ACCROCHER votre trépied ou monopode à votre sac
  • PRENDRE de l’eau
  • PRENDRE des mouchoirs

 

 

Le cache oculaire

Le cache oculaire

Vous devez savoir que certains accessoires sont très utiles, voire indispensables, pour parvenir à un bon résultat. Parmi ces accessoires, on pense tout de suite au trépied, à la télécommande ou aux filtres.

Mais savez-vous qu’il y a un autre accessoire qui est tout aussi important ? Un accessoire qui est souvent négligé et dont beaucoup de photographes ignorent l’existence ? Cet accessoire, c’est le cache oculaire ! 

 

Qu’est-ce que le cache oculaire ?

C’est un petit morceau de plastique ou de caoutchouc qui est généralement fourni avec les reflex. D’ailleurs vous n’y avez peut-être jamais fait attention. C’est le genre de chose qu’on laisse de côté en se disant qu’on s’en servira plus tard… Et puis qu’on finit par oublier 😉

Pour désigner cet accessoire, les marques utilisent des dénominations différentes. On parle de protecteur d’oculaire chez Nikon, de volet d’oculaire chez Canon et de cache oculaire chez Pentax.

Parfois on aimerait que les fabricants s’accordent pour donner le même nom aux accessoires qui ont la même fonction…

Sur les reflex haut de gamme, ce n’est pas toujours un accessoire indépendant. Le cache oculaire est la plupart du temps intégré à l’appareil photo. Il y a alors un petit levier qui permet de l’ouvrir ou de le fermer. Pour une fois Canon et Nikon sont sur la même longueur d’onde et parlent tous les deux d’obturateur d’oculaire. Ouf, on est sauvés !

 

À quoi sert le cache oculaire ?

Même s’il n’a l’air de rien, cet accessoire est pourtant un allié précieux pour photographier avec un reflex. Comme son nom l’indique, il se positionne devant l’oculaire du viseur et il empêche la lumière de rentrer.

Si vous avez un hybride ou un bridge, vous ne risquez rien car la lumière ne peut pas s’introduire par le viseur. Mais si vous utilisez un reflex, vous devez savoir qu’un rayon de lumière parasite peut gâcher le résultat final !

Au mieux, cette lumière parasite va venir perturber l’exposition et assombrir la photo si vous travaillez avec un mode automatique (mode Auto et P) ou semi-automatique (modes A et S ou Av et Tv).

C’est la moins mauvaise des situations mais encore faut-il savoir corriger l’exposition proposée par l’appareil photo. Ou alors, avoir suffisamment d’expérience pour se servir du mode manuel et régler l’exposition avec précision.

Les plus gros problèmes arrivent cependant lorsque la lumière est intense et qu’on réalise des poses longues. Si on n’y prend pas garde, cela peut donner un résultat catastrophique avec l’apparition de traînées lumineuses. Et même avec le mode manuel, vous ne pourrez pas sauver vos photos !

 

Quand l’utiliser ?

En photographiant à main levée, cet accessoire n’est pas utile. Notre œil vient recouvrir le viseur et empêche la lumière de pénétrer.

Par contre, si on photographie avec un trépied, c’est une autre histoire ! En général, on utilise le retardateur ou une télécommande, et on garde rarement l’œil collé au viseur.

C’est notamment le cas quand on prend des photos de paysages avec des poses longues de plusieurs secondes. Mais aussi dans des situations plus classiques où l’on souhaite obtenir une netteté irréprochable en réduisant au maximum les vibrations de l’appareil photo.

Pour bien vous rendre compte du genre de désagréments que vous pouvez rencontrer, je vous propose de regarder l’image ci-dessous.

Sans cache oculaire

Conclusion

Cette accessoire est uniquement utile si vous faire de la pose longue avec un appareil photo Reflex !!!

Ce petit morceau de plastique qui traîne au fond de votre sac photo ou sur la sangle de votre appareil n’est pas si inutile finalement 😉

 

 

Les filtres Paysage

Les filtres

Dans certaines situations les filtres optiques peuvent s’avérer indispensables.

Si la plupart des photographes professionnels les utilisent, ce n’est pas un hasard !

Les filtres permettent d’apporter ce petit plus qui peut faire toute la différence.

 

Le filtre polarisant

Le filtre polarisant a beaucoup d’atouts. C’est d’ailleurs l’un des seuls filtres dont les effets ne peuvent pas être reproduits au post-traitement.

Il permet tout d’abord de renforcer le contraste et la saturation des couleurs : le ciel est plus bleu, l’herbe et le feuillage des arbres sont plus verts, les nuages ressortent mieux, etc…

L’avantage avec le polarisant, c’est que le résultat est observable avant même de prendre la photo. Vous n’avez qu’à regarder dans le viseur et tourner la bague de réglage pour doser l’intensité du filtre (voir vidéo un peu plus bas).

Le filtre polarisant a une autre particularité vraiment intéressante : il élimine les reflets de la plupart des surfaces (non métallique). Si vous photographiez un lac ou une rivière, par exemple, vous n’avez plus à vous soucier des reflets disgracieux à la surface de l’eau.

Je vous propose de regarder un exemple en vidéo pour bien vous rendre compte de ses effets.

 

 

Vous pouvez trouver différentes marque de filtre polarisant Hoya, Gobe, K & F etc…
Maintenant on va parler d’un autre type de photo de paysage.
Oui car il existe une sous catégorie à la photo de paysage conventionnelle (si je peux me permettre)
Attention, cette sous catégorie est quand même une catégorie à part entière.

Elle n’est en rien inférieur à la photo de paysage conventionnelle.
Cette catégorie s’appelle

 

La pose longue

Pour cela vous allez utiliser un filtre gris neutre.

Le filtre densité neutre (ou filtre ND) permet de réduire la quantité de lumière qui rentre dans l’appareil photo et ce, sans affecter les couleurs (c’est pour cette raison qu’on parle de filtre neutre).

La quantité de lumière arrivant jusqu’au capteur étant moins importante, il est nécessaire d’utiliser un temps de pose plus long pour exposer correctement la photo.

Le filtre densité neutre, vous l’avez compris, est l’accessoire idéal si vous souhaitez photographier en pose longue.

En utilisant cette technique, vos photos de paysage vont prendre une autre dimension et vous allez pouvoir aller au-delà de la classique photo de paysage.

L’eau est probablement l’élément qui se prête le mieux à la pose longue. Avec un filtre densité neutre vous pourrez sublimer les cascades, les rivières ou les paysages de bord de mer.

Il existe différents modèles en fonction de la quantité de lumière qui est filtrée.

Par exemple, un filtre ND2 ne laisse passer que 50% de la lumière.

Il faut donc doubler le temps de pose pour conserver la même exposition.

Autre exemple : un filtre ND1000 ne laisse passer que 0,1% de la lumière et il faut donc multiplier le temps de pose par 1000 pour conserver la même exposition. Avec les modèles les plus opaques, vous pourrez photographier en pose longue à n’importe quel moment de la journée.

 

Il existe des filtres ND variable mais je vous les déconseilles car ils sont souvent de mauvaise qualité et des défaut peuvent apparaître sur vos images comme un X etc…

Pour vous faciliter la vie, j’ai créé une feuille de calcul qui permet de calculer le temps de pose dont vous avez besoin en fonction de l’indice de puissance de votre filtre.

 

Texte du bouton

 

Le filtre dégradé neutre

 

Le filtre dégradé neutre permet lui aussi de diminuer la quantité de lumière mais seulement sur une partie de l’image.

Si vous vous êtes déjà retrouvés avec un ciel blanc ou délavé sur vos photos de paysage alors qu’il était bleu au moment de la prise de vue, vous allez rapidement comprendre l’intérêt de ce filtre.

Les appareils photo ne sont pas aussi performants que l’œil humain pour gérer de forts écarts de luminosité. Lorsque la scène est trop contrastée, la dynamique du capteur est insuffisante pour exposer correctement tous les éléments de la scène. Il faut alors faire un choix : exposer pour le ciel ou exposer pour le sol.

C’est dans ce genre de situation que le filtre dégradé neutre prend toute son importance. Grâce à son dégradé, il permet de réduire les écarts de luminosité entre le ciel et le sol. Différents modèles existent avec des transitions plus ou moins progressives entre la zone la plus claire et la plus foncée du filtre.

Certains modèles de filtres dégradés neutres se vissent directement sur l’objectif. Ils sont très simples d’utilisation. Mais vous serez limités en termes de composition car il faudra positionner la ligne d’horizon au centre de l’image. Si vous souhaitez avoir plus de flexibilité, vous devrez utiliser un porte-filtre et des filtres encastrables.

 

Le type de monture

Il existe 2 types de monture :

  • Filtre circulaire

  • Filtre sur porte filtre (type cokin)

Le filtre polarisant est disponible en filtre circulaire

Le filtre à densité neutre (ND) ainsi que le filtre à densité neutre gradué sont disponibles sur les 2 types de monture.

 

 

10 raisons d’utiliser un téléobjectif en paysage

10 raisons d’utiliser un téléobjectif en paysage

Quand nous parlons de paysage, la première chose qui nous vient à l’esprit est l’utilisation des objectifs grand angle. Cependant, il est parfois très intéressant de réaliser des photos de paysage avec un téléobjectif. Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi il est nécessaire d’utiliser un téléobjectif en photographie de paysage.

 

Comme nous venons de le dire, lorsque nous parlons de photographie de paysage, nous pensons tout de suite aux objectifs grand angle. En effet, nous souhaitons à chaque fois  englober le maximum de paysage dans notre cadre.

J’ai déjà évoqué dans plusieurs articles qu’il y a peu d’objectifs grand angle qui sont de bonne qualité et à un prix accessible. On peut néanmoins citer les Irix de 15 et de 11 mm. Cependant, il est parfois très intéressant de prendre des photos de paysage avec un téléobjectif, que ce soit avec une focale courte de 70 mm ou avec une plus longue comme un 400 mm ou plus.

Dans beaucoup de situations, il m’arrive de changer mon objectif grand angle pour un téléobjectif ou utiliser un objectif zoom pour atteindre des focales plus longues. Les photos de paysage ont alors un « plus spécial » qu’on ne peut pas obtenir avec un objectif grand angle. Ces situations sont nombreuses et dès fois, on arrive à réunir des éléments importants en une seule image.

J’ai divisé l’article en 10 situations, même si parfois, il est difficile de les différencier mais en les identifiant une par une, cela permet de mieux les comprendre. Par exemple, l’abstraction est à la fois une simplification ou un isolement d’une partie du paysage, mais j’ai considéré ces situations comme différentes. Ainsi, quand j’utilise un téléobjectif pour chercher la plus belle lumière, je comprime la perspective et donc simplifie le paysage. Mais nous allons voir ces situations séparément afin de bien les différencier.

 

1 – Les paysages lointains

 

Je vais commencer par la situation la plus évidente, celle où les éléments lointains sont vraiment essentiels pour le cadre et où l’utilisation d’un téléobjectif en photographie de paysage est une évidence.

Sur cette photo des moulins de Sanlúcar de Guadiana, situés à l’ouest de l’Andalousie (Espagne), il a été nécessaire d’utiliser un téléobjectif en photographie de paysage depuis le château afin que les moulins deviennent l’élément principal de la photo.

 Il faut préciser qu’un même paysage sera différent, selon qu’on utilisera un grand angle ou un téléobjectif.

Cette photo du port de Huelva, en Andalousie, a été prise à une distance focale de 24 mm dans le but de mettre en valeur le ciel, les nuages et le reflet de l’eau sur le fleuve. Le skyline de Huelva, lui, se réduit seulement à une ligne de démarcation.

 

Ainsi, pour donner plus d’importance au skyline, nous devons utiliser le zoom. Avec cet objectif de 24-70 mm, il faut photographier à la distance focale maximale, soit 70 mm.

 

La ville se trouvant à une distance éloignée, on doit utiliser le téléobjectif pour qu’elle devienne la protagoniste de notre photo.

Ces deux photos ont de l’intérêt, mais si je devais en choisir une, je choisirais la seconde car elle montre les édifices de la ville.

Dans cette première situation, on n’a pas isolé un élément du paysage. Certains diront que la ville est mise en valeur par rapport au paysage mais finalement, on a seulement rapproché la ville sur la photo, car lors de la prise de vue, j’étais trop loin. Dans la prochaine situation, on étudiera l’isolement ou la simplification.

 

2- Jouer avec la simplification et isoler des éléments

 

L’une des utilisations les plus fréquentes du téléobjectif en photographie de paysage est de simplifier et d’isoler des éléments pour leur intérêt et leur beauté afin de les mettre en valeur dans notre cadre.

Voici une photo du fleuve Tera à Zamora, en Castille-et-Léon (Espagne), prise à une distance focale de 24 mm. Sur celle-ci, nous pouvons contempler parfaitement tout le paysage bordant le fleuve.

 

Cependant, je pense qu’ici le fleuve prend trop d’espace, occupant une grande partie de la photo. Bien que cette étendue d’eau offre de jolis reflets, elle n’apporte pas une grande valeur à l’image.

Il est donc ici important de simplifier l’image afin d’attirer l’oeil du spectateur sur un point particulier. En utilisant un téléobjectif en photographie de paysage et en prenant la photo à la verticale, je me concentre sur la sinuosité de la rive gauche du fleuve, ce qui offre une photo de paysage totalement différente avec une composition plus intéressante.

 Autre exemple similaire, mais encore plus évident est lors d’une prise de vue d’un coucher de soleil. Ici, j’étais sous le charme des couleurs du ciel une fois le soleil disparu, au moment de la célèbre heure bleue. Je pris mon Irix 15 mm car je souhaitais capturer une grande partie du crépuscule du ciel.

 

Il y a des photographes ayant beaucoup plus de talent que moi et qui se seraient rendu compte, avant de prendre la photo, que l’utilisation du grand angle n’était pas appropriée. En analysant l’image que j’ai prise, j’ai remarqué que mon premier plan ne dégageait aucune émotion et que le ciel bleu n’apportait, lui non plus, rien à ma scène. Cependant, si j’avais été un bon photographe, je n’aurais pas ces photos « erronées » pour écrire cet article et vous expliquer les différentes situations. Parfaois, il vait mieux de se tromper pour ensuite apprendre de ses erreurs.

Comme vous le savez, je fais partie de ces photographes qui aiment être bien équipés lors des sorties photo. J’ai ainsi mis de côté mon Irix et pris une focale fixe de 135 mm f/2, un objectif très lumineux. J’ai recentré ma photo sur les deux arbres jumeaux et le ciel.

 

Simplifier le paysage m’a permis de découvrir au loin une chaise suspendue au-dessus d’un fil à linge, donnant une touche originale à la prise de vue.

J’ai alors décidé de prendre la photo à la verticale afin de mettre en valeur cette chaise.

 

J’apprécie encore plus cette simplification, étant donné que j’ai offert plus d’espace au ciel coloré et zoomé de façon à ce que l’arbre à droite n’apparaisse plus sur la photo.

On peut simplifier la photo encore plus que cela. Certains photographes sont capables de simplifier une photo, tout en réalisant de véritables œuvres d’art, avec des touches de lumière en arrière-plan. J’avoue que je ne suis pas encore arrivé à ce niveau-là mais il faut cesser d’appliquer ces techniques de composition.

On m’a demandé de réaliser une photo reflétant la beauté des plages de Huelva. Concentrer dans une photo toute la splendeur de ces plages est assez facile, mais le faire d’une manière différente est une autre affaire. Pour moi, les caractéristiques fondamentales de ces plages sont leur vaste étendue, leur tranquillité, le sable fin et surtout la lumière.

Pour mettre en valeur cet immense espace, j’ai utilisé un objectif grand angle et choisi une composition avec beaucoup de sable et un soleil éclatant. Ce pêcheur, à la fois tranquille et heureux, reflète bien la tranquillité de ces plages andalouses au bord de l’Atlantique.

 

Mes amis ont beaucoup aimé cette photo mais ils m’ont demandé une prise de vue encore plus simple, reflétant le bien-être sur ces plages du sud de l’Espagne. Je choisis alors de mettre de côté le grand angle et d’opter pour un téléobjectif.

En me baladant sur la plage, j’ai cherché des éléments qui pourraient m’aider à simplifier encore plus ma photo. J’ai remarqué ainsi une goutte d’écume sur le sable doré. J’ai pris la photo.

J’aime beaucoup la photo, mais bien que le sable et l’écume soient mis en valeur, j’ai ajouté un élément à la composition, des coquillages que j’ai placés à côté pour donner une petite touche marine à ma prise de vue.

 

3 – Réaliser des abstractions

Le thème des abstractions est une situation dérivée de la précédente. Si la situation d’avant s’appelle « Simplification et isolement », on pourrait appeler celle-ci « Simplification et abstraction ». Pour simplifier, on appellera cette partie « Réaliser des abstractions »

Selon la définition du dictionnaire, l’abstraction est l’action d’abstraire. Voici une définition plus complète de cette notion :

Séparer par le biais d’une opération intellectuelle une caractéristique ou une qualité pour les analyser séparément ou les considérer comme une essence pure ou une notion.

Je comprends avec cette définition que l’abstraction est, sur une photo, un élément ou un détail où l’on reconnaît peu ou pas du tout l’ensemble et où cet élément nous fait penser à une série d’idées totalement différente des alentours.

Pour ma part, une photo avec un simple détail n’est pas une abstraction. Cette notion va encore plus loin, puisqu’elle offre en plus à ce détail une signification particulière.

Voici un exemple pour illustrer cette notion avec cette photo intitulée  » À fleur de peau ». Si vous regardez la photo attentivement, ce n’est pas seulement du sable mais des ondulations qui font penser aux taches de la peau d’un léopard ou même aux rides du visage.

 

Pour obtenir de belles abstractions, il faut dans un premier temps avoir une bonne imagination, mais surtout une grande capacité d’observation.

Sur la photo ci-dessous prise au printemps à Huelva, on a l’impression que la neige recouvre la montagne. Mais si vous faites plus attention à cette montagne, vous vous rendrez compte que ce n’est pas de la neige mais une montagne de sel…

La plupart du temps, ce type de photographie est réalisé avec des objectifs macro sur des fleurs ou des insectes, offrant ainsi des photos avec plus d’impacts. Mais parfois, il est difficile pour le spectateur de voir l’abstraction, même en forçant son imagination.

 

Il ne faut pas confondre une photo de détails avec une abstraction, comme cette photo de ce cadran solaire.

 

Ou même avec une photo répétitive d’éléments comme ces lunettes de soleil.

 

4. Intégrer le soleil et la lune dans nos paysages

Lorsque nous souhaitons faire des photos de paysages avec un objectif grand angle, que ce soit le jour comme la nuit, le soleil et la lune se voient si petits qu’ils ne sont plus les protagonismes de la photo. Bien qu’ils offrent de la lumière sur la photo, leur présence physique sera réduite à la plus petite d’expression.

 

Sur la photo précédente prise avec un 20 mm, le disque solaire a une taille assez réduite, mais sa forte intensité lumineuse augmente la taille du soleil.

 

Quant à cette photo ci-dessus, elle a été prise avec une optique de 200 mm (installée sur un capteur APS-C). Sur celle-ci, on peut voir le disque solaire qui paraît ainsi plus grand que sur la photo précédente.

ATTENTION ! Si vous souhaitez faire des photos du soleil directement avec votre téléobjectif, faites très attention car cela peut provoquer de graves lésions oculaires et, dans une moindre mesure, endommager votre capteur. Cette précaution est aussi valable lors des éclipses où le filtre est recommandé.

Cette photo ci-dessous de la dernière éclipse partielle solaire fut prise avec un filtre à densité neutre 1000, permettant de déclencher à une focale de 105 mm.

 

Ici, le brouillard offre un charme à la photo, formant une atmosphère dense.

 

Ici, j’ai pu prendre le disque solaire et sans filtre, avec un 300 mm. Dommage que les mouettes ne soient pas passées devant ce disque, la photo aurait été plus séduisante.

Sous cette même atmosphère, j’ai pris cette photo de l’ancien édifice d’entrée au port du train minier de Tharsis, face à la ville de Huelva.

 

Lorsque la lune apparaît, il est encore plus évident de changer l’objectif grand angle par un téléobjectif en photographie de paysage. Quand nous commencons à photographier, l’un des nos premiers défis est de prendre une belle photo de notre satellite avec l’objectif du kit, la plupart du temps en-dessous des 55 mm. Mais heureusement dans cet article, il ne s’agit pas de prendre la lune en photo mais de l’inclure dans notre paysage.

Sur la photo ci-dessus de l’embouchure du rio Tinto et de l’Odiel face au pont de Sebo, nous remarquons que la lune apparaît toute petite.

J’ai failli l’effacer pensant que c’était une poussière sur le capteur ou un pixel défectueux.

Cette photo a été en plus recadrée, c’est-à-dire que sur la prise originale, elle paraissait encore plus petite.

La photo suivante a été prise avec un objectif de 30 mm avec un appareil photo doté d’un capteur APS-C. Vous remarquerez que la lune paraît plus grande.

Alors, que devons-nous faire pour prendre une photo où la lune nous paraît plus grande ? Il est évident qu’il faut utiliser un téléobjectif.

Une fois l’objectif monté sur notre appareil photo, nous devons chercher l’endroit pour prendre notre photo. Nous devons être à une certaine distance afin que le lever de la lune concorde avec notre paysage. La lune paraîtra ainsi plus grande lorsqu’elle sera sous la ligne de l’horizon.

 

 

Pour cela, il existe sur le marché différentes applications pour mobiles et tablettes permettant de connaître le lieu le plus adéquat pour la prise et la capture. Nous détaillons dans un article les meilleures applications photo pour mobiles.

Cette distance va même nous permettre de changer de cadre, si nous avons bien sûr l’espace pour nous déplacer rapidement.

Au fur et à mesure que la lune se lève et se retrouve au-dessus de l’horizon, sa taille diminue petit à petit, tout en changeant de couleurs, passant des tons chauds aux plus froids.

En utilisant un téléobjectif en photographie de paysage avec une plus grande focale, nous pouvons obtenir des compositions spectaculaires.

Mais il sera nécessaire d’avoir au moins un téléobjectif de 300 mm pour Full Frame, car lorsque nous passons à des focales plus petites, la lune se voit de plus en plus petite. Par exemple, voici la super lune de l’année dernière prise avec un 70 mm.

 

Cependant, sur cette photo, il a été nécessaire d’augmenter l’angle de vision afin d’intégrer le reflet de la lune dans l’eau du fleuve Huelva ainsi que ses éclats sur les rives.

Pour que la lune ou le soleil apparaisse de plus grande taille, il faut donc photographier avec un téléobjectif. Pourquoi ? Car le téléobjectif en photographie de paysage comprime les différents plans composant l’image en les rapprochant les uns des autres et en augmentant ainsi la taille d’origine. C’est donc une question de perspectives optiques.

Ceci nous amène à la situation suivante, très intéressante lorsque nous souhaitons photographier avec un téléobjectif en photographie de paysage pour comprimer les plans de l’image.

 

5 – Comprimer la perspective

Quand est-il nécessaire de comprimer la perspective ?

Lorsque nous souhaitons rapprocher deux éléments éloignés l’un de l’autre.

Mais alors, ça revient à la situation initiale ?  Non, ce n’est pas la même chose.

Dans la première situation, nous avons souhaité rapprocher les éléments intéressants du cadre près de nous.

Ici, nous voulons rapprocher deux éléments éloignés entre eux. Ainsi, chacun a son rôle dans l’image. 

Les tailles ou les distances relatives entre elles ne correspondent pas à la réalité.

Observez cette image du Pont de Salomón, un ancien pont ferroviaire du train minier reliant le Riotinto avec le port de Huelva (Espagne). Cette photo a été prise avec l’Irix 15 mm. Remarquez la distance relative entre l’entrée du pont et la sortie.

 

Regardez maintenant cette photo : elle a été prise avec un téléobjectif de 105 mm au même endroit, à la sortie du pont. La distance ne nous paraît pas la même, elle paraît plus proche. Regardez la structure métallique verticale servant à soutenir le pont. Sur la première photo, on remarque que la structure a une forme de losange, où apparaissent les colonnes ou structures métalliques de manière espacée. Sur la seconde photo, on a l’impression que toute la structure a été comprimée et que nous sommes plus près de la sortie, comme si celle-ci était extensible.

Cet effet de compression des plans permet de rapprocher la Peña de Francia de Miranda del Castañar. Remarquez comment les tailles sont affectées.

 

Si au lieu d’avoir utilisé le 70 mm, j’avais pris le 135 mm, on aurait vu les villes des alentours partagées le même noyau urbain, au pied de la Peña de Francia.

Autre exemple avec ces photos des phares d’El Rompido, situés dans la province de Huelva. En vrai, les phares ne sont pas très loins l’un de l’autre, mais ils sont à une  distance relative, surtout au niveau des lampes, situées à des hauteurs différentes.

Sur cette photo horizontale des deux phares prises à une longue distance, avec un téléobjectif d’une focale de plus de 200 mm, les phares se voient très près l’un de l’autre. Remarquez entre les deux l’édifice : il n’est pas si petit.

Que se passerait-il si je me rapproche et qu’avec ce même téléobjectif, je capture les deux phares en premier plan ?

 

En plus d’avoir une belle photo, j’ai comprimé les plans afin qu’on ait l’impression que les deux phares se touchent quasiment. J’ai également altéré la taille relative des deux phares, qui paraissent presque de la même taille, alors qu’on l’a vu précédemment, l’un est plus grand que l’autre.

Maintenant, partons à 55 km de Huelva, dans le village d’El Rocío (province de Helva, Espagne) pour faire la photo typique des juments dans les marais, avec en arrière-plan, la basilique de la Pastora. Avec mon zoom 24-105 mm, je prends la première photo à 24 mm. Observez la grande distance qu’il y a entre le cheval du premier plan et les autres chevaux, et de ces derniers avec l’église.

 

Je modifie maintenant le zoom, sans changer les autres valeurs de la prise de vue et je déclenche à une longue focale.

 

Nous remarquons donc que les plans se rapprochent. Les chevaux ne sont plus aussi loin que sur la photo précédente. La basilique d’El Rocío a pour sa part même gagné en importance.

Ainsi, avec un téléobjectif en photographie de paysage, nous obtenons des photos avec des plans aplanis, parfois redondants qui, selon les circonstances, nous paraissent d’intérêt ou non. Surtout lorsque nous avons des éléments comme des édifices à des distances différentes et que nous souhaitons que tous les éléments aient un intérêt adéquat. La photo ci-dessous en est un bel exemple

Parfois, l’utilisation d’un téléobjectif en photographie de paysage pour rapprocher des plans peut devenir un inconvénient, comme nous l’avons vu sur la photo des chevaux d’El Rocío, à cause d’une faible profondeur de champ.

Parfois, si nous voulons que tous les éléments soient bien nets, nous devons utiliser une ouverture si fermée qu’il est impossible que l’exposition soit correcte. Sur cette photo, si nous faisons la mise au point sur la mouette ou sur le bateau, l’un des deux sera flou.

 

Ainsi, en fusionnant les deux prises grâce à un logiciel de retouches, nous obtenons une netteté complète, ou quasi. Dès fois, nous sommes obligés de recourir à des astuces pour avoir une photo parfaite.

L’effet aplati de la composition a beaucoup d’intérêt sur la photo de paysage mais cet effet de compression engendre des éléments qui se superposent l’un sur l’autre, avec lequel nous réussissons à augmenter la densité des éléments sur la photo.

Cette réflexion nous amène à la situation suivante pour laquelle l’utilisation du téléobjectif en photographie de paysage est intéressant.

 

6. Augmentation de la densité des éléments sur le cadre

 

En comprimant les plans, on a l’impression que le nombre d’éléments augmente ou du moins sa densité. Cela est dû à la réduction de l’espace.

 

Cette photo du Cimetière des Ancres sur la plage de Pedras de el Rei, dans la région de l’Algarve au Portugal, a été prise avec un 70 mm.

J’ai hésité à la prendre avec le 15 mm d’Irix mais comme il y avait une certaine distance entre ma position pour la prise et le premier plan, celui-ci m’aurait rempli le premier plan de sable « inutile ».

En utilisant une focale longue, l’effet de compression des plans permet de rapprocher les ancres entre elles, compactant la séparation des rangées et créant un effet multiplicateur des ancres.

Partons à Matalascañas, à la plage de Doñana. Si l’on doit faire la photo d’un hôtel dans le but de montrer le peu de touristes et les services de la plage,on peut utiliser un objectif grand angle et prendre une photo où l’on voit l’espace libre de la plage, les bars de plage, les douches et les accès.

Si la personne qui nous charge de prendre la photo est le propriétaire d’une des terrasses les plus animées du boulevard maritime, il sera sûrement intéressé par une photo de la plage bondée pour montrer qu’il y a de l’ambiance et attirer des clients. Dans ce cas-là, on prendra le téléobjectif pour faire un zoom et réaliser cette photo :

 

On a alors l’impression que la foule de la plage s’est multipliée. On a également fait en sorte que la taille du rocher soit réelle.

De cette manière, on peut jouer avec cette superposition des paysages et obtenir des photos très intéressantes comme celle-ci, de Pampaneira, village situé dans les montagnes, près de Grenade.

Ce paysage urbain d’une rue étroite, composé de nombreux éléments, s’obtient grâce à l’effet d’augmentation de densité, ici due à l’architecture typique de cette région. Bien qu’il soit intéressant d’utiliser un téléobjectif en photographie de paysage, il l’est aussi pour les paysages urbains car il génère moins de déformations géométriques et de lignes de fuite en comparaison avec les grand angle.

 

7. Paysages urbains

 

Travailler avec des téléobjectifs en paysage urbains nous apporte de nombreux avantages.

 

Les voici :

1) Cela va permettre de faire des photos anonymes des passants qui se baladent dans la ville.

Quelque soit le type de paysage, il est très intéressant d’intégrer des personnes sur les photos, car cela nous apporte un élément de composition très important. Avec un grand angle, nous serions obligés de nous approcher des personnes pour les inclure sur nos photos. Les passants s’en rendront compte et changeraient leurs comportements naturels.

Nous souhaitons simplement intégrer des personnes dans leur habitat afin de donner du réalisme à l’image. Il ne s’agit pas de faire le portrait de la boulangère mais  de prendre en photo la façade de la boulangerie et si la boulangère sort, la photo sera plus attractive.

 

Sur la photo précédente, nous avons un groupe de personnes devant le magasin de la Abuela Ili. Si je m’étais rapproché avec le grand angle, certains passants se seraient déplacés, d’autres m’auraient regardé et donc la photo aurait perdu de son charme. Les lignes des maisons au-dessus de ce magasin auraient en plus convergé et cela aurait nuit à la perspective de la photo.

2) Les téléobjectifs génèrent moins de déformations géométriques et de convergences des lignes quand nous inclinons le plan du cadre par rapport au capteur

On sait tous maintenant que les grand angle génèrent plus de déformations géométriques et encore plus de convergences des lignes.

Pour éviter les déformations géométriques, il faut dépenser une fortune dans des objectifs grand angle ou bien acheter l’un des objectifs Irix, générant peu de déformations géométriques. Ces derniers ont une netteté impressionnante et leur prix est très intéressant.

Même si les Irix ou d’autres objectifs sont de qualité, lorsque nous inclinons l’appareil photo vers le haut pour intégrer un bâtiment dans le cadre, les convergences des lignes apparaissent. 

Ces inconvénients ne sont pas dus au design ni à la qualité de l’objectif mais seulement à la physique optique.

Par exemple, sur la photo de la rue prise avec un 16 mm avec un capteur APS-C, nous remarquons que la convergence des lignes des maisons de chaque côté de la rue fait qu’on perd un peu de la réalité. En plus, le fond de la rue nous éloigne de plus en plus, faisant perdre de l’intérêt.

Afin que ceci ne se produise pas, nous devons nous éloigner suffisamment des édifices pour ne pas incliner l’appareil photo et ainsi éviter cette convergence.

En nous éloignant avec un objectif grand angle, l’édifice ou l’arrière-plan reste à une grande distance, perdant son intérêt sur la photo.

 

Avec un téléobjectif en photographie de paysage, comme sur la photo précédente, si nous avons de l’espace, nous pouvons reculer pour éviter cette inclinaison de l’appareil photo. Les maisons sur le côté ne convergeront pas vers le centre de l’image, et l’arrière-plan ne perdra pas son importance.

Sur l’image suivante, nous avons réussi à faire une photo de la coupole de l’église de Castaño del Robledo, en nous éloignant suffisamment afin qu’elle entre dans l’angle de vision de notre téléobjectif. Les autres maisons, quant à elles, restent parfaitement alignées.

En vérité, on peut corriger cette convergence des lignes, mais il faut dire que la photo rend mieux sans elle dès le départ. L’autre option est d’utiliser un objectif à décentrement.

La marque Samyang propose un 24 mm à décentrement offrant une bonne qualité à un prix abordable. Du côté des autres marques, il faudra débourser une plus grosse somme.

 Il est plus facile d’avoir des lignes droites avec un téléobjectif, comme sur cette photo du pont d’Astillero de Huelva, entre les immeubles du quartier de Molino de la Vega.

En plus, la lumière est merveilleuse, avec le soleil se couchant derrière la structure métallique. D’ailleurs, il est recommandé de photographier les couleurs du paysage avec un téléobjectif.

 

8. Chercher la lumière avec un plus grand intérêt

Parfois, on a devant soi un paysage extraordinaire mais celui-ci a un rang dynamique très élevé et les lumières les plus hautes ou les ombres ne rendent pas ou apportent peu à la photo. Si les extrêmes du rang dynamique apportent un plus à la photo, on peut essayer de réaliser un DR (Dynamic Range) ou rang dynamique du paysage complet.

Mais, si au contraire, rien n’est apporté à la photo, il sera plus intéressant d’utiliser un téléobjectif en photographie de paysage et de sélectionner la partie du paysage où la lumière est la plus belle.

Sur ce paysage de la ville de Béjar, dans la province de Salamanca,

nous observons que le ciel a une lumière très intense.

Nous aurions pu utiliser un filtre dégradé, ou faire un DR, mais le ciel aurait laissé une grande tache bleue, qui n’aurait rien apporté à la photo.

 

Avec le téléobjectif, on se concentre sur les éléments où la lumière est propice, et nous évitons ainsi une zone avec une lumière moins intéressante.

Si nous utilisons un grand angle, la lumière que nous souhaitons mettre en valeur se disperse, tout en perdant en intensité. En plus, entrant sur les contours de la photo, la lumière est plus sensible aux flares.

Sur cette photo des pins, le téléobjectif nous aide à nous concentrer sur la zone où les halos de lumière entrent avec plus d’intensité.

En plus, la superposition et l’accumulation des plans des pins derrière ces halos créent un arrière-plan suffisamment sombre, mettant en valeur les rayons du soleil matinal qui percent entre les cimes des arbres.

De toute manière, aujourd’hui, les appareils photo ont un grand rang dynamique, avec une exposition adéquate, nous pouvons donc englober toutes les lumières de la prise.

Par exemple sur cette prise, nous remarquons que sur le visage de la personne nous avons une lumière intéressante, dorée grâce au soleil, tandis que la montagne est parfaitement exposée, sans éléments « collés » entre eux.

 

9. Encadrez des éléments 

 

L’une des compositions les plus marquantes est d’encadrer des éléments de notre paysage dans d’autres éléments de notre prise de vue.

 

L’encadrement ne doit pas forcément être serré, il peut être ouvert ou semi-ouvert.

 

L’encadrement est encore meilleur si on prend la photo avec un téléobjectif, et non avec un grand angle, surtout parce que les lignes du cadre ont l’habitude d’être plus droites et moins déformées. Il nous permettra également d’encadrer des objets éloignés à l’intérieur d’objets proches grâce au compactage des plans. Ainsi, la faible profondeur de champ des téléobjectifs nous permettra de souligner les éléments principaux par rapport au cadre.

A l’inverse, parfois, nous pouvons utiliser un cadre lointain pour cadrer un élément proche. Sur cette photo, la désaturation sélective nous aide à générer cette sensation du cadre. Les fleurs deviennent l’élément protagoniste, même si les cheminées en arrière-plan sont également intéressantes.

L’autre manière d’utliser des cadres pour la composition est d’utiliser la faible profondeur de champ des téléobjectifs.

Avec un flou sélectif, nous pouvons encadrer un élément ou plusieurs éléments principaux par rapport au reste, de manière à ce que ceux-ci apparaissent nets par rapport à ceux du cadre.

Sur la photo précédente, l’asphalte sert de toile et les feuilles floues de cadre. La ligne ondulée des feuilles sont les éléments vedettes de la photo, offrant une forme sur laquelle se produit le flou.

Cet effet est dû à l’utilisation d’un téléobjectif de 90 mm à décentrement, nous permettant de générer des effets flous très intéressants mais aussi obtenir cet effet de maquette.

Dans d’autres occasions, il est intéressant de garder la profondeur de champ au maximum car nous ne souhaitons pas que l’encadrement soit la partie principale de notre photo.

Faites attention à ne pas utiliser d’ouvertures très grandes, au-delà de f/8.

 

10. Créez des photos panoramiques

Les téléobjectifs permettent de réaliser des photos panoramiques de grande qualité, générant moins de déformations qu’avec les objectifs grand angle. Le résultat sera plus réel et le processus, moins compliqué.

Les prises de vue que nous capturons ne vont pas offrir des photos panoramiques plus naturelles que si nous photographions avec un grand angle car elles peuvent générer des distorsions géométriques, offrant des résultats panoramiques très déformés et peu intéressants.

En voyageant, j’ai remarqué cette vue spectaculaire du château, du village et du coucher de soleil. Quand j’ai fait la mise au point, je me suis rendu compte que mon appareil était à 135 mm f/2, pour un portrait que j’avais fait auparavant.

J’ai essayé de la prendre à l’horizontale mais au moment de capturer la partie la plus intéressante du château et de l’église, j’ai perdu une grande partie du ciel et du village.

J’ai essayé de prendre la photo à la verticale et bien que le ciel et le soleil aient les proportions désirées, la photo reflète seulement une petite partie du cadre que je souhaitais.

Alors j’ai décidé de faire une photo panoramique en prenant plusieurs photos avec le cadre vertical.

 

J’en ai pris exactement 16, même si certains disent que 10% du paysage, c’ est largement suffisant.

Pour ma part, je préfère augmenter le nombre de prises.

Parfois, on n’a pas besoin de faire autant de photos et deux ou trois peuvent être suffisantes pour obtenir le résultat recherché.

Par exemple, sur cette photo, j’ai réuni seulement trois images sur Photoshop.

J’ai même utilisé différentes mises au point et profondeurs de champ pour générer des éléments surprenants.

 

L’utilisation d’un téléobjectif est vivement conseillée.

Avec un trépied et une rotule, c’est encore mieux pour obtenir de jolies panoramas.

Nous avons étudié attentivement une série de situations où il est très intéressant d’utiliser un téléobjectif en photographie de paysage. Nous avons ainsi vu que le téléobjectif ne convient pas seulement à la photo de sport, de portraits ou de la faune.

Maintenant, on peut alors se demander quel téléobjectif emporter avec nous. Je vous donne le même conseil qu’on m’a donné :

« Vous achetez le téléobjectif que vous achetez, même avec le minimum de qualité, mais avec un poids idéal pour pouvoir l’emporter dans votre sac à dos »

Il ne sert à rien d’investir beaucoup d’argent dans des optiques si c’est pour les laisser à la maison parce qu’ils pèsent trop lourd ou qu’ils sont trop grands. Je vous recommande donc le Tamron 100-400 mm qui a une qualité intéressante, un stabilisateur performant et un poids léger. Le prix est attractif et une garantie de 5 ans est offerte.

En plus, il est compatible avec Canon et Nikon…

Un grand merci à Alberto Bouzón

Les objectifs Paysage

Les objectifs

 

 

Pas besoin d’avoir un objectif spécifique pour faire de la photo de paysage !!!

C’est la première bonne nouvelle 😉

De manière conventionnelle, on utilise un grand angle (vous allez voir dans la page suivante que l’on peut utiliser un téléobjectif).

En réalité, tout va dépendre de ce que vous souhaitez photographier, si votre sujet est loin ou proche (et si vous avez la possibilité de vous rapprocher de votre sujet).

 

Pas besoin d’avoir un objectif ULTRA lumineux

 

C’est la deuxième bonne nouvelle

C’est même une erreur d’acheter ce genre d’objectif pour de la photo de paysage car au contraire nous allons avoir tendance a fermer énormément le diaphragme de votre objectif (souvent entre f/8 et F/11).

Vous aller comprendre l’importance de fermer le diaphragme sur la page sur la composition.

Je vous conseille ces 2 plages focale :

  • 16-35mm si vous avez besoin d’un cadrage large
  • 70-200mm pour isolé une scène (qui peut être inaccessible comme depuis une montagne)

 

Voici une liste d’objectif grand angle

  • 10-22 mm (uniquement pour Capteur APS-C et rarement utile pour ma part)
  • 10-18 mm (uniquement pour Capteur APS-C)
  • 16-35 mm (pour moi c’est l’objectif idéal)
  • 18-55 mm (il a l’avantage d’être surement fourni avec votre appareil photo)
  • 17-40 mm (une bonne plage focale)

 

Voici une liste de téléobjectif

  • 70-200 mm
  • 70-300 mm
  • 55-250 mm
  • 55-300 mm

 

Vous avez surement remarqué que je n’ai pas parlé d’objectif à focale fixe pour la simple et bonne raison qu’ils ne sont pas forcement très pratique (en fonction des situation).

C’est uniquement pour le coté pratique que je favorise les Zoom (libre à vous de choisir ce qui vous convient le mieux).

 

 

 

Les cartes mémoires Paysage

Les cartes mémoires

Faire le bon choix pour une carte mémoire

 

La capacité

Les capacités se déclinent en 3 catégories :
• SD : jusqu’à 2 Go
• SDHC : jusqu’à 32 Go
• SDXC: à partir de 32 Go

Assurez-vous que votre appareil soit compatible avec les SDHC et SDXC !

Ci-dessous, vous trouverez un tableau indiquant :

Le nombre d’image que vous pouvez prendre en Raw et Jpeg en fonction de la capacité de votre carte mémoire ainsi que la résolution de votre appareil photo.

(données moyennes, elles varient en fonction de la compression utilisée)

 

La classe

Les cartes SD étaient classées il y a peu de 1 à 10 , 10 étant la meilleure note.
La classe correspond à une vitesse minimale d’écriture.
Exemple : le débit en écriture d’une carte classe 10 sera de 10 Mo/s.
Mais désormais, l’échelle a encore évolué, passant à l’ U1 et à l’U3.
La classe 10 équivaut à du U1 (10 MB/sec), mais peut être encore plus rapide selon certaines marques.

À retenir : si vous voulez enregistrer en Full HD, passez à l’U1. Si vous voulez enregistrer en 4K, passez à l’U3 !

 

La vitesse

En mode rafale, la vitesse d’écriture pourrait vous intéresser.
Cette vitesse maximale est indiquée en mégaoctets par seconde en lecture/écriture.
Plus la lecture/écriture est importante, plus vous pourrez prendre de photo rapidement et plus vous pouvez télécharger rapidement sur votre PC.

La vitesse est indiquée sur la carte SD ou sur l’emballage, et peut être indiqué aussi de cette manière :

1x = 150KB/s
100x = jusqu’à 15MB/s en lecture
200x = jusqu’à 30MB/s en lecture
400x = jusqu’à 60MB/s en lecture
600x = jusqu’à 90MB/s minimum garantie

 

 

Nos conseils

Pour la photographie de paysage vous n’avez pas besoin d’une carte mémoire rapide.
Nous vous conseillons d’investir dans une carte de grosse capacité (si vous faites une longue sortie photo).
Sinon une carte mémoire de 8 Go sera largement suffisante, vous allez pouvoir faire entre 200 et 300 photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appareil photo et boitier Paysage

Il n’y a pas de marque plus adapté qu’une autre à la photographie de paysage.
On va parler de 3 types d’appareils photo.

  • Bridge
  • Hybride
  • Reflex

 

 

LE BRIDGE

Les avantages

  • Vous n’avez pas besoin de changer d’objectif
  • L’autonomie est bien meilleur qu’un compact
  • Vous avez une bonne prise en main
  • Le prix (bien moins cher qu’un reflex + objectif)
  • Permet de faire des vidéos (pratique de temps en temps)
  • Un écran orientable contrairement à un appareil photo compact (selon modèle)

Les inconvénients

  • Plage dynamique limité
  • Capteur petite taille (ce qui influe sur la profondeur de champ)
  • Monté en ISO limité

 

 

L’HYBRIDE

Les avantages

  • Le prix (selon les modèles)
  • Capteur APS-C ou Plein Format (selon les modèles*)
  • Permet de faire des vidéos (pratique de temps en temps)

Les inconvénients

  • L’autonomie est faible
  • La prise en main (en fonction des modèles)

*La taille du capteur permet d’avoir une meilleur gestion de la monté en iso par rapport à un appareil photo compact ou bridge

 

LE REFLEX

Les avantages

  • Capteur APS-C ou Plein Format (selon les modèles)
  • La monté en ISO selon le capteur (APS-C ou Plein Format)
  • Permet de faire des vidéos (pratique de temps en temps)
  • L’autonomie
  • La prise en main

Les inconvénients

  • Le prix (selon les modèles)

 

 

 

Introduction à la photo de paysage

Introduction à la photo de paysage

Les Tétons et la rivière du Serpent par Ansel Adams.

 

La photographie de paysage est avec la photographie de famille et le portrait, un des genres de photographie artistique les plus pratiqués par les photographes amateurs.

Il faut distinguer la photographie de paysages naturels de celle de paysages urbains.

Parmi les grands photographes professionnels de paysage, on peut citer : Ansel AdamsYann Arthus-BertrandFranco FontanaAndreas Gursky, Peter Lik, etc.

Dans cette formation nous ne parlerons pas de panoramique ou de HDR
(vous pouvez retrouver ces vidéos dans le module cours photo).